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Le vide – essai de cirque - ****


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horaires : du 13/05/2016 au 21/05/2016, 16h ou 20h

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On entre par la scène dans un amas de fauteuil. Des panneaux, suspendus le long du trajet, évoquent le Mythe de Sisyphe d’Albert Camus : la vie comme un éternel recommencement absurde.

Le décor : Une piste de cirque. Des gradins. Des cordes lisses accrochées au toit du théâtre. 18 mètres.

Fragan Gehlker entre, observe les cordes et installe le tapis de sécurité sous l’une d’elles, bande par bande, lentement et avec méthode. Alexis Auffray, dans le rôle d’un régisseur, déplace des boites marquées « danger ». Fragan Gehlker grimpe à une corde. Le régisseur joue du violon sous un micro puis actionne un bouton. La corde se détache. Fragan Gehlker tombe mais il continue, recommence. Le régisseur apporte et allume une radio qui diffuse une interview : « C’est quoi votre métier au juste ? Acrobate ? C’est dangereux comme métier ça. Vous auriez eu moins de problème à être dactylo, non ? ». Fragan Gehlker éteint la radio et agrippe une autre corde. Elle casse au milieu. Il continue, avise une autre corde, parvient en haut et s’accroche. La corde tombe. Par où va-t-il sortir ? Par le toit? Va t’il abandonner ?

En tout cas, la performance est de mise, le vertige admirablement transmis, la sueur abondante, l’effort artistique, le mouvement lent, le geste précis, l’air emplit d’un mélange de rire et d’anxiété et la persévérance s’affirme comme un maître mot : tel Sisyphe et son rocher, cent fois sur le métier remettez votre ouvrage.

Un essai réussi telle « la chute ascensionnelle » de Raymond Devos.

Ecrit le 9 mai 2016 dans les catégories À ne pas manquer !, Seul(e) en scène, Théâtre contemporain

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