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Les Cavaliers - ****


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horaires : jusqu'au 19/05/2016, 16h ou 21h

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Afghanistan. Au loin, écho de la prière du matin. Légère fumée dans la salle. Mokkhi, un palefrenier, s’avance pour nous raconter une histoire qui se déroula à la dernière bouzkachi royale.

« Bouzkachi ? nous dit-il, vous savez cette course équestre dans laquelle plus de soixante participants tentent d’attraper une tête de chèvre placée dans un cercle de cendre, de courir jusqu’à un poteau situé à deux kilomètres et de revenir la poser au milieu du cercle. »

Toursène, son maître, fût un vainqueur renommé à ce jeu et il dresse maintenant les chevaux qu’il fournit à Osman Bay, prince de la province. Exigeant envers tous, Toursène dirige son monde à coup de cravache. Il impose à son fils, Ouroz, d’être le cavalier de Jehol, son cheval fétiche, au prochain bouzkachi organisé par le roi.

La course prend son départ, Ouroz réussit à s’emparer de la chèvre mais perd l’équilibre et se retrouve trainé au sol, son pieds pris dans l’étrier.

Emmené à l’hopital, il se sent déshonoré à la fois par sa défaite, par les méthodes européennes pour soigner sa jambe et par le fait que ce sont des femmes qui s’occupe de sa blessure.

Aussi décide-t-il de s’enfuir, au mépris de sa santé, et de rentrer chez son père à cheval, sur Jehol, accompagné de son fidèle Mokkhi. S’en suit une aventure à travers la steppe où la détérioration de l’état de la blessure d’Ouroz et la rencontre avec une femme, feront grandir le désir de liberté de Mokkhi et l’amèneront à la tentation de s’emparer du cheval tant aimé.

Deux comédiens (Eric Bouvron et Benjamin PENAMARIA) et une comédienne (Maïa GUERITTE) assurent tous les rôles dans une valse ininterrompue. Par simple changement de ton, de posture, de coiffe (calotte et turban), Eric Bouvron passe de Toursène à Mokkhi et, reprenant son rôle de narrateur, nous transporte, avec un léger accent mêlé anglais et néerlandais sur la route de retour de nos cavaliers.

Mais la magie du théâtre ne s’arrête pas là. L’ambiance sonore, qui nous plonge dans le Moyen Orient, est assurée en direct par Khalid K. avec son micro et sa tablette de bouclage. Et si les chevaux, omniprésents dans le récit, prennent forme de personnages c’est bien grâce au talent de ce merveilleux bruiteur-chanteur qui, manipulant un tabouret symbolisant leur tête, leur donne voix et caractère.

Une adaptation formidable au pouvoir d’évasion garanti !

Ecrit le 18 mai 2016 dans les catégories À ne pas manquer !, Théâtre contemporain

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