avril 13

La Cosa - ****


Quatre danseurs acrobates et des bûches de bois.

L’un est enfermé dans un igloo de bûches croisées. Un autre n’a que la tête qui dépasse d’un tas pêle-mêle. Un troisième est allongé sur une dalle de bûches dressées. Un quatrième est recouvert tel un tas classé. Doucement, ils se libèrent et entament la déconstruction de l’arceau de bois seul resté intact dans un coin du plateau. Puis, frénétiquement et à grand renfort de cri de « singes », rassemblent en un seul grand tas les quelques 1600 bûches de l’ensemble.

S’enchainent ensuite acrobaties, main-à-main, défis, constructions, jeux, contorsions, sueur, joie de l’effort, humour de situation périlleuse, jeux de regards.

Ils s’amusent avec le bois, comme des enfants : ils tentent d’édifier un mikado au milieu de cet immense tas et la difficulté de placer délicatement le morceau suivant s’associe à celle de monter sur le tas instable. Un défi pour le corps. Gestes fluides. Un défi pour l’habileté. Gestes précis. Et celui qui fera tomber sera poursuivi par les autres, dans un ballet à la limite de la glissade.

Puis ils s’échangent une pile posée dans leur bras au sommet du tas. Ils construisent des piles instables, les tiennent, les détruisent ou les laissent se détruire. Chorégraphie. Ils investissent le bois.

Puis les haches. Le dernier qui aura fendu son rondin aura perdu. Cours de récréation. Une bûche est amenée et sert, à grand coup de hache et dans un feu d’artifice de copeaux, au rythme d’une « chanson de bois ».

Et pour moi – qui aime tant couper, fendre, ranger, manipuler du bois et des bûches – la tentation d’aller les rejoindre était aussi grande que le bonheur de voir cette matière ainsi utilisée.

Un spectacle qui ravira les enfants (il y en avait) et les grands enfants !

Ecrit le 13 avril 2016 dans les catégories À ne pas manquer !, Danse

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