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L’Odeur de la ville mouillée - ****


« Je la déteste avec son sourire prêt pour tout le monde… » nous déclare – assis de dos sur un siège du premier rang après un mélancolique tour du plateau – un jeune homme manifestement solitaire et un peu candide. Face à la fenêtre de sa chambre, sur un panneau publicitaire, se succèdent les affiches, renouvelées tous les vendredi matin. Et quand il se réveille ce matin-là, il tombe en extase devant cette nouvelle beauté et se met à rêver au grand amour avec cette fille enfilant son pullover. Puis s’enchainent d’autres histoires et d’autres vies.

Besoin d’aimer ou naissance d’un amour le temps d’une soirée, au gré des hasards de la vie, d’un voisinage ou le temps du refroidissement d’un lit, telle est la thématique de ce polyptyque qui se déploie devant nos yeux qui ne manqueront pas de s’emplir de nos propres souvenirs ainsi projetés sur scène. Par cette nouvelle récompensée par l’Académie Française, Marie Causse nous transporte dans un quotidien de l’Amour – empreint d’une douce odeur de mélancolie et d’euphorie mélangées – qui frappe à toutes les portes à un moment ou à un autre et qui apporte, à travers l’être aimé, le rêve d’un absolu ou le désespoir d’une rupture.

Dans une mise en scène de Margaux Conduzorgues utilisant astucieusement la vidéo, une troupe de jeunes comédiens dynamiques nous entraine sur les traces de cette odeur de la ville mouillée que l’on suivra tel un parfum flottant et enivrant !

Ecrit le 4 janvier 2016 dans les catégories À ne pas manquer !, Théâtre contemporain

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